Bons souvenirs de la formation Mondoblog à Grand-Bassam

Il y a quinze jours s’achevait à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire la formation annuelle des blogueurs de la plateforme Mondoblog. En effet, du 02 mai au 12 mai 2014, la famille Mondoblog s’est réunie au grand complet (enfin, on a gardé les meilleurs) au pays des éléphants pour partager des connaissances, apprendre de nouvelles choses et pour prendre des initiatives en commun. Une dizaine de jours intense, au cours de laquelle les blogueurs se sont découvert et se sont familiarisé. Deux semaines plus tard, les souvenirs sont toujours là dans ma tête, et je n’avais guerre l’intention de les garder pour moi tout seul.

Photo: Philippe Couve

Photo: Philippe Couve

Mondoblogueurs : portraits croisés

« On nous appelle les moutons noirs. Des hors la loi du journalisme. Des exaltés, des excités, des énervés permanents ; Des agités. Nous ne sommes pas des agités, nous sommes engagés (…), passionnés (…), indignés. »

C’est Chantal Faida et Jean-Robert qui peignaient ainsi avec leurs mots, le ‘’portrait’’ du (mondo)blogueur. Mais au-delà de la caricature, il est plus difficile de se faire une idée juste et exacte de qui peut se cacher derrière chaque mondoblogueur. Ce n’est pas facile en effet de s’imaginer un prototype du mondoblogueur. Et lorsqu’on les rencontre finalement on se rend à l’évidence des différences et la surprise peut être vraiment grande.

Pour moi, et à l’aune de ce que j’ai vu à Grand-Bassam, je dirais que le mondoblogueur, c’est ce jeune homme ou cette jeune fille d’une cinquante d’année qui vit à l’autre bout du monde (ou pas). Ça va du ‘’très jeune’’ au ‘’très vieux’’. Je ne parle même pas des différences de couleurs et de cultures

C’est ainsi que personnellement, je retiens pêle-mêle :

–          Jean-Robert : le « sage » de la bande. Un peu philosophe, Villeurbanne dans le cœur et surtout quelque chose à vous apprendre (il suffit de lire sur son t-shirt). Une personne sympathique en tout cas. J-R, si tu viens au Niger, n’oublies pas de passer à Cotonou, c’est à côté!

–          Daye, notre Obama 2.0, celui que moi je surnomme  l’homme qui parle plus vite que son ombre, ou le contraire, c’est selon. « Moi, je suis guinéen à l’origine », si son accent québécois trompe souvent sur ses origines, ce digne Diallo reste bien attaché à sa Guinée natale.

–          Guénolé ou le sefie-man, discret mais très drôle aussi. Un copain. Quand on l’entend parler de sa ville,Tuléar, ça donne bien envie de prendre la route. Mais je reste toujours réservé devant les 24 heures de taxi-brousse entre Antananarivo et le fameux endroit.

Et comment oublier Marine, ma belle-sœur, (comprendra qui pourra) et le ‘’petit’’ James Billy Raymond ? Ce frère haïtien, je ne sais pas combien de fois il a dû scander mon nom dans les allées du Tereso avant la fin des dix jours de formation. Et puis tous les autres que je n’oublie pas et qui se reconnaissent sans doute.

Au-delà des personnes, les bons souvenirs, c’est aussi les bons moments de la formation ou en dehors.

Petits moments de bonheur

Free Jumping Photo: Raphaëlle Constant

Free Jumping Photo: Raphaëlle Constant

Au cours de la formation, j’ai gardé le meilleur des présentations de Pierre Romera qui nous a appris des notions de bases du data-journalisme. Je n’oublierai pas non plus les bonnes astuces de Grégoire Pouget et de Jean-Marc de Reporters sans Frontières, notamment l’utilisation de Tor et de TrueCrypt. Des applications dont on se sert déjà, une fois rentrer chez nous.

L’autre souvenir, cette fois en dehors des lieux de la formation, c’est cette virée dans la nuit bassamoise avec Serge, Yannick, Pascaline, Ulrich, Zacharie, J-M, Télyson… et j’oublie le reste. De l’ambiance feutrée et « bourgeoise » du No Limit à la chaleur moite des crasseux maquis et karaokés d’en face, on aura fait le tour. Et si « Abidjan ne ment pas », Bassam non plus.

Et qui a bien pu oublier cette fameuse antilope qui a eu le courage d’ajouter vingt-quatre heures supplémentaires aux seize heures de vol de Stéphane pour rejoindre son Katmandou adoptif ? Le rire ultime !

 

Selfie "Guénolé, Danielle et moi"

Selfie « Guénolé, Danielle et moi »

Le bon souvenir, c’est aussi cette soirée de culture générale (Mondogénies) pendant laquelle les mondoblogueurs se sont livrés à une partie de génies en herbe. Je ne vais pas rappeler ici, la plus grosse perdante de cette pour ne pas m’attirer les foudres invisibles d’Awa Traoré, fervente défenseure de l’Afrique de l’Ouest. Une partie que j’ai eu le plaisir de préparer et d’animer aux côtés de l’autre ’’brésilien’’ de la bande, Mareck Abi aka Yesssssaaaaaaï.

Et voilà, Yessssaï !