SOS, béninoises cherchent copains pour le 1er janvier

Plus que quelques heures, et l’année 2014 sera conjuguée au passé. La particularité des périodes de fin d’année, c’est qu’elles sont remplies d’histoires singulières. Celles relevant des relations entre hommes et femmes en ces temps sont encore plus particulières. Dernièrement je suis tombé sur deux ou trois choses qui ont particulièrement attiré mon attention et inspiré cet ultime billet de 2014.

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Un. Le weekend dernier  j’étais  avec une copine. Fort logiquement, nos discussions s’étaient portées sur les préparatifs des fêtes de fin d’année. La chose était normale à la veille de ce nouvel an. Puisque chez nous le passage dans la nouvelle année est  forcément une occasion de grandes festivités. Elle m’expliqua alors que le constat quelle a fait montre que vers la fin de l’année, les garçons ont tendance a fuir les jeunes filles. « Même ton gars fixe fait semblant de ne pas décrocher  tes appels », m’a t-elle confié. Avant d’en arriver là elle m’avait déjà expliqué les impératifs qu’il faut pour sortir avec elle le 31 décembre ou le 1er Janvier.  Pour mériter sa compagnie il faut lui payer un pagne et le fait coudre. Meches bijoux et chaussure doivent accompagner au minimum.
Comme l’a su si bien chanter un groupe ivoirien : « En décembre, les filles ont deux choses dans la têtes : comment fêter le 25 et le 31 décembre… ! »
Deux. Je me baladais dans l’un des nombreux groupes où j’ai l’habitude de fouiner sur Facebook quand je suis tombé sur ce drôle de publication. Une sorte de déclaration d’amour très intéressée que le destinataire même à du mal à y croire.
C’est une épidémie d’amour contagieux en décembre ???
Message reçu ce matin à 05 heures 37 minutes sur mon portable :
« Bjr chéri. Cmen sva ? Tne pens plu à mw. Mw jntè pa ublié. T7, cè tw ki a été le héros 2 mè rêv 7 n8. Jè adoré. Tu ocup tjr mè penC ! Bb, on ve fêté cmen ? Papa Noël è paC chmw la n8 mdir kil ta confié mon Kdo de fête. Jtaten hein ! Bizzzzzzzz »
Essaie de traduction pour les plus réfractaires au langage SMS : « Bonjour chéri. Comment tu vas ? Tu ne tiens plus à moi. Moi, je ne t’ai pas oublié. Tu sais, c’est toi qui a été le héros de mes rêves cette nuit. J’ai adoré. Tu occupes toujours mes pensées! Bébé (chéri), on veut fêter comment ? Papa Noël est passé chez moi la nuit me dire qu’il t’a confié mon cadeau de fête. Je t’attends hein! Bisous »
Trois. Je sus que l’affaire était sérieuse lorsque je me retrouvé nez-à-nez avec cette autre publication sur Facebook émanant d’une amie que je connais très bien pour son analyse très pointue de certains faits et phénomènes de société (et plus). Faites un tour sur son blog vous-même pour vous en rendre compte. C’est chaudement recommandé par moi. Mylène Flicka semble être scandalisée (elle rouspétait quoi) par une réalité qui relève pourtant d’une évidence certaine.

J’avais à peine entamer la rédaction de ce billet qu’à la faveur d’un tour sur Mondoblog, je tombai sur l’obligation d’esquisser les gos sexy de Lomé en décembre. Un billet signé de mon ami Roland Eli qui aborde le même phénomène. De la Côte-d’Ivoire, il y a cet article de Mariette Yao et cet autre de Kahofi Suy dit Môgôba qui traitent du même phénomène. Je devrais terminer pas une bonne fessée aux filles béninoises qui passent au rabais en cette période de fin d’années. Mais finalement je préfère ne pas les livrer à la vindicte populaire. Il s’agit bien d’un phénomène très général. En tout cas, en Afrique de l’Ouest au moins…