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Wasexo : le hashtag « made in Bénin » est arrivé sur les réseaux sociaux

 

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Il a fait son entrée sur les réseaux sociaux au Bénin depuis un mois environ. Le hashtag #wasexo est en train de s’imposer peu à peu comme le mot dièse identitaire du Bénin pour référencer les contenus relatifs au pays sur les réseaux sociaux et sur le Web et en général. En une trentaine de jours, il a été utilisé près de 5 000 fois loin devant les hashtags traditionnels comme #Bénin et #Team229. Des personnalités politiques, des blogueurs et autres personnes influentes dans la webosphère locale et à l’étranger l’ont très vite adopté lui assurant une certaine notoriété.

Inspiré d’une émission populaire

Si les Béninois avaient déjà essayé plusieurs hashtags par le passé sans grand succès, celui-ci présente quelques avantages qui militent en sa faveur. Ils pourraient en effet,  l’inscrire dans la durée comme le hashtag identitaire avec lequel on référence les contenus béninois sur les réseaux sociaux. D’abord, il est court et facile à retenir. #wasexo c’est trois syllabes comme #kebetu ou encore #Iwili. Ensuite, c’est en langue locale. Mieux, il signifie la même chose dans plusieurs langues nationales, notamment dans deux des plus parlées du pays (fon et goun).

L’autre avantage du hashtag #wasexo est que pour une grande majorité de Béninois, wasexo fait penser à une émission radio très populaire dans le pays. Même si l’initiateur du hashtag se défend de s’en être inspiré, #wasexo fait directement référence à cette émission. Il s’agit d’une sorte de revue de presse des faits divers qui est diffusée deux fois par semaine sur une chaîne de radio privée. Pour en savoir davantage sur le hashtag qui semble fédérer tous les Béninois aujourd’hui, je me suis rapproché de son initiateur. Patrick Tossavi, le « père » de #wasexo est un homme du sérail du web 2.0. Il est informaticien et webmaster.

Cinq questions à Patrice TOSSAVI, l’initiateur du hashtag #wasexo

1- Bonjour Patrice, comment est venue l’idée du hashtag #wasexo ?

Bonjour

L’idée du hashtag #wasexo est venue par ma soif de l’actualité, surtout le contenu béninois.

Dans le passé, j’avais mis en place des outils de veille informationnelle sur mon PC notamment des Google Alerte par mail sur toute actualité contenant le mot Bénin de même qu’un logiciel d’agrégation des flux d’information RSS publié par la presse béninoise en ligne.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, je me suis abonné à plusieurs pages Facebook et comptes Twitter toujours pour rester informé à chaud. Mais si parcourir toutes ces plateformes web semble fastidieux pour un professionnel du web comme moi, pour un Béninois lambda qui a difficilement accès à internet et qui ne sait, peut-être, rien des flux RSS et Google Alerte, je me dis que la meilleure solution est encore bien loin.

Dans mes recherches, j’ai découvert un portail web sénégalais http://kebetweets.com/ sur lequel sont synchronisées via des hashtags (mots-clés précédés du symbole #), toutes les informations relatives au Sénégal et publiées soit sur un site web ou à travers les réseaux sociaux. En regardant de près, je me suis rendu compte qu’ils ont adopté le hashtag #kebetu (kebetu en wolof, langue majoritairement parlée au Sénégal signifie parloter, bavarder, causer…).

C’est ainsi que j’ai commencé par chercher un terme typiquement béninois pour faire un hashtag identitaire à côté de #benin et #team229 déjà utilisés par assez de Béninois.

2- Dans plusieurs langues locales (dont deux des plus parlées, le goun et le fon), wasexo veut dire littéralement « venez entendre parler ». C’est aussi le titre d’une émission très populaire sur une radio privée locale. Une sorte de revue de presse des faits divers. C’est ça qui vous a inspiré?

Sincèrement, ce n’est pas le titre de cette émission qui m’a inspiré.

J’ai fait assez de combinaisons avant d’y arriver. J’ai tenté des termes proches des langues fon, goun, sahouè, adja et mina. Mais cela ne sonnait pas bien pour moi.

En fait, je tenais à avoir un terme facile à écrire sans le « franciser ». Quand dans mes pensées, est passé l’expression « wa sé xo », j’avais même perdu de vue qu’il y avait une telle émission. Et mon premier réflexe a été de voir sa disponibilité sur Internet aussi bien comme hashtag que nom d’utilisateur Facebook, Twitter, Google+ … et surtout comme nom de domaine pour l’adresse du site web.

3- Les Béninois ont déjà expérimenté plusieurs hashtags par le passé (sans grand succès). Qu’attendez-vous réellement de celui-ci ?

Ce hashtag est comme un challenge personnel !

Celui de pouvoir offrir aux Béninois d’ici et d’ailleurs, une plateforme web unique de laquelle ils peuvent accéder à toute l’actualité nationale que ce soit sur les réseaux sociaux comme sur les sites web de la presse. Au-delà du hashtag #wasexo, il faut voir le portail www.wasexo.com sur lequel on synchronise à la seconde près toute information publiée sur le Bénin et comportant les hashtags #wasexo, #benin et #team229. Je cite ces deux derniers parce qu’ils se sont déjà imposés du fait et on n’a aucun intérêt à les abandonner.

La preuve, si vous faites des recherches sur le hashtag #benin, vous verrez assez de publications en anglais comme en chinois qui n’ont pas forcément de rapport avec le Bénin mais simplement parce qu’ils ont des expressions qui contiennent à leur sein le mot Bénin.

Pour que #wasexo connaisse un succès , ce sera en fonction de notre engagement à nous tous. Comme vous le faites si bien déjà.

De même, les outils technologiques nous donnent assez de moyens de communication.

Si vous visitez les pages Facebook (https://www.facebook.com/wasseho) et Twitter (https://twitter.com/wasexo) dédiées à #wasexo, vous verrez que plusieurs publications de la pression béninoise y sont synchronisées avec insertion du hashtag. Ce qui drainera davantage d’audience pour ces sites, car nos plateformes récupèrent juste les titres, introductifs et lien d’accès pour permettre au visiteur qui clique d’aller lire le contenu intégral sur le site de l’auteur.

4- Quelles initiatives avez-vous prises pour rendre le hashtag populaire afin que les Béninois l’adoptent dans leurs publications ?

J’ai commencé par utiliser la technique de bouche-à-oreille. J’ai contacté assez d’amis par message privé pour leur présenter l’initiative.

Chaque fois qu’un ami y adhère, je lui recommande de commencer par adopter les hashtags #wasexo et #benin cumulativement dans ses publications aussi bien sur Facebook que sur Twitter. J’ai aussi partagé l’information dans plusieurs groupes Facebook et WhatsApp.

Pour un début, je peux dire que la machine n’a pas tardé à démarrer et cela donne de l’espoir.

Cette expérience m’a permis de me rendre à l’évidence qu’il y a du boulot à faire, car il y a assez de blogueurs et journalistes très actifs sur les réseaux sociaux qui ne s’y connaissent pas en usage de hashtags. Or ceci devrait leur permettre de pousser plus loin leurs publications. Cela donne sans doute des idées.

5- Vous avez lancé le hashtag il y a moins d’un mois, comment les Béninois l’ont-ils pris sur les réseaux sociaux ?

J’avoue que c’est très encourageant la réaction des Béninois. Il faut d’ailleurs dire que c’est l’un des cinq premiers messages de félicitations sur la page Facebook qui m’a rappelé à l’esprit l’émission de la radio privée. L’auteur disait « Félicitations, j’aime trop cette émission ! ». Après ça quelqu’un d’autre m’a dit que c’est le nom d’une émission qui passe sur une télévision privée … et je me suis dit si pour la bonne cause, on se retrouve nombreux à porter le même nom, il faut foncer, surtout qu’écrit en phonétique, c’est assez expressif « wa sé xό » pour l’objectif que je visais !

Patrice Tossavi, l'initiateur du hashtag #wasexo est un informaticien et web master

Patrice Tossavi, l’initiateur du hashtag #wasexo est un informaticien et web master

Pour finir, je dirai :

Chers frères et sœurs béninois d’ici et de la diaspora et producteurs de contenu, tout ce que nous pouvons partager comme information publique sur Internet, tout Béninois a le droit d’y avoir accès et pour ça, un seul geste : insérer le hashtag #wasexo !

A tous les consommateurs de l’information béninoise, adopter www.wasexo.com !

Je vous remercie.



Les filles du FTIC posant dans les locaux de Etri-Labs au terme de trois semaines de formation au blogging

Former des jeunes filles au blog : ma petite fierté

En octobre 2014, j’ai été contacté par Etri-Labs pour former des jeunes filles à la création et à l’utilisation d’un blog. Etri-Labs se définit comme un tech hub au service du développement. Il s’agit en fait d’un incubateur installé à Cotonou qui s’investit dans la promotion des TIC pour le développement. La formation au blog pour laquelle j’ai été invité s’inscrit dans le cadre de l’un de leurs nombreux projets. Intitulé JFTIC pour jeunes filles et jeunes femmes dans les TIC au Bénin, le programme vise notamment à appuyer l’engagement citoyen et le leadership des jeunes filles et jeunes femmes par le biais des Technologies de l’information et de la communication (blog et réseaux sociaux particulièrement) au Bénin. 1510895_965381583479267_1399701346307959989_n (suite…)



Top 10 des astuces pour réussir sa saison Mondoblog

Top 10 des astuces pour réussir sa saison Mondoblog

C’est la rentrée sur Mondoblog. Après deux mois de sélection, la plateforme de blogueurs francophones accueille depuis cette semaine ses nouveaux membres pour le compte de la quatrième saison de l’aventure qui dure depuis 2011. En guise de mot de bienvenue à mes nouveaux camarades, je leur propose dans ce billet (Top 10), quelques astuces et conseils pour réussir leur saison.

–      Consacrer du temps à son blog

Avoir un blog, qu’on le veuille ou non, est un job à plein temps. Si vous tenez à réussir cette aventure, il faudra ménager votre agenda en conséquence. Pour les (étudiants) journalistes ou les blogueurs avertis, ce sera moins compliqué. Mais si vous avez une autre activité professionnelle, vous serez peut-être amené à vous secouer un peu pour publier régulièrement.

S’il est vrai qu’on vous jugera d’abord sur la qualité de vos écrits, il vous faudra également en publier une certaine quantité pour confirmer votre talent.

–      Lire (et relire) les tutoriels

Vous êtes sur Mondoblog, c’est la moindre des choses qu’on vous demande. Et c’est d’ailleurs la meilleure des astuces. S’il le faut, ne vous contentez pas des tutoriels de Mondoblog. Googlez ! L’on se rend rarement compte de la richesse des contenus des tutoriels parce qu’on ne prend pas le temps de les lire. Pourtant ils comportent des solutions à la plupart de nos problèmes fréquents.

–      Soigner l’apparence de votre blog

Vous pouvez écrire le meilleur article du monde, si l’apparence de votre blog n’est pas attractive, personne ne restera dessus longtemps. J’ai un ami graphiste-designer qui a l’habitude de me dire « l’emballage vend le produit ». Cette assertion n’a jamais été aussi vérifiée que sur internet. Déjà, normalement, l’internaute a un comportement très fugace, donc, ne l’aidez pas davantage à fuir votre blog.

Cela dit, il ne s’agit pas non plus d’encombrer votre blog de widgets et de fioritures qui vont ralentir son chargement. Trouvez l’équilibre en simplicité et esthétique.

–      S’inspirer des autres

On n’est jamais suffisamment intelligent pour ne pas voir du côté des autres. Allez lire souvent les articles des autres (mondo)-blogueurs . Cela vous donnera des idées. Parce qu’un sujet traité à Reykjavík en Islande ou à Tuléar au Madagascar peut inspirer un blogueur à Parakou au Bénin ou un autre à Katmandou au Népal. Sachant que la plupart des blogueurs vivent en Afrique ou sont originaires du continent et que les réalités sont généralement les mêmes, ne vous privez de cette possibilité de confronter les angles.

–      Etre original

S’il est vrai que vous devez vous inspirer des autres, cela ne veut pas dire qu’il faut forcément les copier. Il faut toujours garder votre marque de fabrique. C’est ce qui distinguera votre blog et vous démarquera non seulement sur Mondoblog mais aussi sur toute la blogosphère. C’est ainsi que même en écoutant un texte à moitié éveillé, je reconnaîtrai facilement si c’est du N’gimbis, du Ibohn (ah oui, les Camers sont rois par ici) ou du Kpelly. Bref, brèves de comptoir !

–      Trouver votre rythme

Il est important d’avoir un rythme de publication si vous voulez fidéliser vos lecteurs et en attirer de nouveaux. Commencez par vous imposer une fréquence de publication. Quoique contraignant, l’auto-discipline vous aidera je vous assure. Dites-vous par exemple tous les samedis ou tous les deux samedis. Certains lecteurs viendront spontanément sur votre blog selon cette fréquence. C’est juste un exemple hein. Et puis ça dépend de votre type de publication.

Je connais des amis mondoblogueurs qui se sont retrouvés, six mois après admission, avec moins de trois articles sur leur blog. Pas fameux hein, vous direz ? En effet ! Mais ce n’est pas parce qu’ils manquent de sujets ou d’inspiration. Cependant, ils ont procrastiné toute l’année. Et laissez-moi vous dire que le nombre de vos billets compte.

–     Faire relire vos billets

Élémentaire comme astuce, mais c’est hyper important. Vous pouvez lire et relire mille fois votre propre article sans remarquer qu’il manque un « e » muet au premier adjectif qualificatif de la première phrase. Publiez votre article tel quel et vous perdez tout crédit. Très peu de gens liront la suite.

L’objectif de la relecture n’est pas seulement de corriger les fautes d’orthographe et/ou de grammaire. (Je sais qu’il y a Lisette de l’équipe Mondoblog qui s’occupe très bien de cela). Mais lorsque vous donnez vos billets à relire, les personnes qui vous lisent avant publication vous apportent forcément de nouveaux points de vue et de nouvelles perspectives sur vos sujets. Ça peut vous inspirer à aborder vos articles d’une autre façon ou à écrire d’autres billets.

Personnellement après avoir fait relire mes articles à Philippe Couve et à d’autres camarades à #MondoblogAbidjan, j’ai eu envie de tous les reprendre. Pourtant ils n’étaient pas si mauvais ! Bref, vous voyez…!

–     Engager la conversation avec d’autres (mondo)-blogueurs

Les anciens de Mondoblogueurs peuvent vous être d’une aide précieuse rien que par leur petite expérience. Ne vous en privez pas ! Que ce soit sur les réseaux sociaux ou in real life, n’hésitez pas à nous contacter pour le moindre souci. Si vous connaissez des mondoblogueurs dans votre ville, rejoignez-les, c’est une famille. D’ailleurs, cette année, nous (les anciens) avons décidé de parrainer les nouveaux. Je sais qu’une personne comme Serge, par exemple, est très sympa, disponible et très averti aussi (je t’ai vendu hein, Serge… ;-).

–     (Bien) utiliser les réseaux sociaux

Vous devez utiliser les réseaux sociaux pour bien positionner votre blog. Parce qu’avoir un bon blog ne suffit pas. Beaucoup de lecteurs viennent sur un blog en ayant cliqué sur un lien sur Facebook ou sur Twitter. Pourquoi ne pas en profiter ? Pensez à créer une page Facebook pour votre blog par exemple. Votre blog bénéficie ainsi d’une certaine visiblité et cela participe aussi de votre personal branding (*promotion personnelle). Pour cela, il y a le très bon tuto  de Manon, Comment bien utiliser les réseaux sociaux ?

–     Aller à la MondoFormation

Ceci n’est pas une astuce encore moins un conseil. C’est plutôt un défi personnel que vous devez vous lancer. En tout cas, moi je vous le lance. Relevez-le ! A vrai dire, Mondoblog est quand même beaucoup plus sympa et intéressant quand vous allez à sa formation annuelle. Imaginez-vous un jour au milieu d’une centaine de personnes venues du monde entier avec différentes cultures mais parlant la même langue. Imaginez-vous le lendemain en train d’engager la conversation au tour d’une tasse de café avec les stars de RFI, France 24, etc. C’est là que vous comprenez l’intérêt du projet et que vous y adhérez totalement.

Ben voilà ! Ça fait déjà dix bons tuyaux.

Je remercie tous mes camarades (mondo)-blogueurs qui ont contribué à ce billet en me confiant leurs petites astuces et leurs petits secrets de réussite. Cependant, j’avoue qu’il ne s’agit pas là d’une liste exhaustive. Si vous aussi, vous avez des astuces ou des conseils à partager avec nous, n’hésitez pas à compléter cette liste en ajoutant votre conseil dans les commentaires. Il est le bienvenu. 😉

 



Formation des mondoblogueurs à Abidjan

Formation Mondoblog à Abidjan, j’y suis !

Je suis en Côte d’Ivoire depuis vendredi dernier. En effet, mes autres camarades blogueurs sélectionnés et moi sommes installés depuis le week-end à l’hôtel Tereso de Grand Bassam dans le cadre de la formation intensive des meilleurs mondoblogueurs. Une expérience personnelle extraordinaire qui a commencé pour moi depuis l’annonce de ma sélection jusqu’à la pause de mon premier pied en Côte d’Ivoire. Une expérience qui se poursuit et que je voudrais vous conter en quelques étapes. 

Formation des mondoblogueurs à Abidjan

Photo: Manon Mella

Etape 1 : Les formalités

Le 8 mars 2014, mon téléphone sonne. C’était un mail. Un mail de Mondoblog m’annonçant que je fais partie des mondoblogueurs retenus pour la formation annuelle qui se tient cette année à Abidjan. La joie ! Mais ensuite, il fallait passer aux formalités, notamment fournir les informations de son passeport. Passeport que je n’avais pas encore établi à ce moment. En même temps, il fallait surveiller les mails régulièrement pour répondre au plus tôt aux courriels de l’équipe de l’Atelier des médias. Dans un contexte où la lenteur administrative n’a d’égale que celle du débit de la connexion Internet, j’ai dû littéralement me casser la tête dans tous les sens pour être à jour sur ces deux fronts.

Quelques fois, j’ai été découragé et je me suis dit « bon on arrête, je n’en peux plus ». Mais quand je me rappelle de tous les efforts que j’ai fournis pour être dans la sélection et j’imagine ce qui m’attendait à Abidjan, je trouve souvent et très régulièrement la force de continuer les démarches. Heureusement, ma persévérance a payé. Aujourd’hui, j’y suis.

Etape 2 : Le voyage en avion

Pour la plupart de mes camarades mondoblogueurs présents ici (à l’exception des Ivoiriens), il a fallu prendre l’avion. Moi, y compris. Et c’était ma première fois. Comme mon ami Ulrich Tadadjeu, l’air m’a baptisé. Un baptême de l’air impressionnant avec son lot d’émotions et de sensations fortes. En effet, au décollage de l’appareil, tous mes sens étaient éveillés prêts à capter le moindre mouvement.

Pendant une partie du vol, j’ai été un peu secoué. J’avais même peur, parfois. En gros, des sensations de la première fois quoi ! Et toutes ces sensations évoluaient au rythme des différents mouvements de l’avion. Ce qui peut être impressionnant quand on est assis côté hublot. Mais je me suis très vite adapté. En effet, après l’escale d’Accra, j’ai pu apprécier mon vol en toute tranquillité jusqu’à Abidjan que j’ai pu admirer depuis le ciel. Une fois sur place, commencent les premiers échanges avec les autres et les premières formations.

Etape 3 : Les premières impressions

Mes premières impressions sont relatives aux personnes, à l’environnement et aux premières formations qui ont été déjà données. En effet, lorsque l’on va à une rencontre où sont invitées des personnes venues de divers horizons comme la formation Mondoblog, on a forcément sa petite idée derrière la tête. Et le monde virtuel a cette particularité que même si l’on est très proche d’une personne via Internet, le premier contact physique n’est pas toujours évident. Surtout quand on vient tous d’aussi loin. Cependant les premiers échanges ont été très vite cordiaux. En tout cas en ce qui me concerne. L’ambiance a été tout autant enchantée. Les Camerounais, en général sont très relax et entraînent facilement d’autres personnes dans leur bonne humeur. Il y a par exemple Danielle qui taquine tout le monde en passant, et a visiblement un petit ‘’problème’’ avec les écureuils du Bénin. Mais ça reste notre petit point rigolo…!

Dans ce monde de diversités où s’agrègent différentes cultures francophones, il y a ceux qui découvrent l’Afrique. Ils sont agréablement surpris. Certains,  comme mes amis haïtiens ont pu mettre, pour la première fois, un pied sur la terre de leurs ancêtres. Ce qui n’est pas un détail dans une ville comme Grand-Bassam qui est remplie d’histoire et pleine de mémoire. Chacun y va de son commentaire en fonction de son histoire avec le continent. A ce sujet, il faut  lire les billets d’Isabelle et de Dania. Personnellement en venant, j’avais un gros stress, mais je commence à penser que les dix jours vont être très courts.

Cela dit, rendez-vous sur mon profil Facebook et surtout sur mon compte Twitter pour suivre l’actualité et les à-côtés de la formation en temps réel. Il y a également le hashtag (mot-dièse)  #MondoblogAbidjan qui permet de suivre le live-tweet et tous les contenus produits par les blogueurs sur place dans le cadre de la formation.